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La chaîne et le peigne – Gérard Bessière

La chaîne et le peigne, un texte pour votre cérémonie d’engagement. Un texte à la manière d’un conte philosophique, qui traite du bonheur. De par sa forme, il entraîne vos invités dans la réflexion imagée. De par ses mots, il convie à la réflexion sur l’amour que les époux se portent, sur l’attention portée au bonheur de l’autre, sur son bonheur et celui de son conjoint.

La lecture de ce texte est souvent confiée à l’officiant qui guide la cérémonie. Vous pouvez choisir de le lire tel quel ou bien de modifier quelques phrases pour rendre sa lecture plus fluide.
A l’issue de sa lecture, l’officiant pourra alors en expliquer le sens profond, la morale que nous devons tirer de ce conte. Le bonheur n’est richesse qu’en le partageant. Nous avons autant de bonheur à rendre l’autre heureux qu’à cultiver soi même le nôtre. Faire le bonheur de l’autre, le rendre heureux, contribue à notre propre bonheur.

Un texte court, imagé et une très belle symbolique. J’espère qu’il vous plaira.

TEXTE DE

cérémonie

en quelque lieu du monde, deux époux dont l’amour n’avait cessé de grandir au creux de leur chaumière, depuis le jour de leur mariage. Ils étaient très pauvres et chacun d’eux savait que l’autre portait en son cœur un désir inassouvi; lui avait une montre en or pour laquelle il ambitionnait secrètement d’acquérir un jour une chaîne du même métal précieux. Elle avait de grands et beaux cheveux, et rêvait d’un peigne de nacre pour les serrer sur sa nuque. Avec les années qui passaient, lui en était venu à penser au peigne plus qu’à la chaîne de montre, cependant elle oubliait la nacre en cherchant comment acheter la chaîne rutilante. Depuis longtemps ils n’en parlaient plus, mais leur esprit secrètement nourrissait le projet impossible. Au matin de leurs noces d’or, le mari eut la stupeur de voir son épouse avancer vers lui les cheveux coupés! Qu’as tu fait mon amie? Elle ouvrit alors ses mains dans lesquelles brillait la chaîne d’or. Je les ai vendus pour acheter la chaîne qui accompagnerait ta montre. Ma pauvre amie, s’écria-t-il en ouvrant ses propres mains dans lesquelles resplendissait la nacre, j’ai vendu la montre pour t’acheter le peigne! Et de tomber dans les bras l’un de l’autre, dépouillés de tout, riches de leur seul amour.

La chaîne et le peigne – Gérard Bessière

En espérant que ce rendez-vous vous plaise.

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